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Alexandre
De La Cerda -
"La tournée des Grands-Ducs"
ed. Atlantica
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Pau Ville
Russe ! ! !
Pau ville anglaise, Pau tournée sur l’Espagne,
Pau ville fleurie, Pau ville authentique, Pau ville rêvée,
mais aussi Pau ville russe.
L’histoire des relations entre Pau et la Russie
nous amène au début du 19ème siècle, quand,
avec les Anglais, des nobles et grands bourgeois de la Russie Impériale
venaient profiter du climat de notre ville, particulièrement
conseillé et réputé pour soigner les maladies respiratoires
et les nerfs. Cette partie de l’histoire de Pau est magnifiquement évoquée
dans le livre d’Alexandre De la Cerda "La tournée des Grands Ducs".
A partir de cette découverte de notre ville
par ces Russes amoureux de la France, de sa langue et de sa culture,
une importante et prestigieuse colonie vint se soigner, se reposer et
jouer aux Casinos des villes voisines.
Délaissée quelque peu pour la côte
basque et les fastes de Biarritz, Pau ne rompit pas avec sa "russité".
La Princesse Narichkine vécut encore longtemps dans son château
des coteaux de Gelos dans lequel se trouve encore des oeuvres du sculpteur
Troubetskoï. Nabokov vint souvent en vacances chez son oncle, Michel De Crouschoff dans son livre "Pau, souvenirs
et impressions" nous offre
une somptueuse vision de Pau et sa région et dans le cimetierre de
Gan se trouve la tombe des parents du Père Alexandre Troubnikoff.
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Qui dit "Colonie
Russe" dit religion orthodoxe, et c’est en 1867 que fut inaugurée une
chapelle orthodoxe, l’Eglise Saint-Alexandre Nevsky, qui demeure actuellement
un des plus anciens lieux de culte ouverts de Pau. Elle est en tout
cas la seconde église orthodoxe à avoir été
édifiée en France, après la cathédrale de
la rue Daru à Paris. Si l’extérieur ne révèle
pas son caractère byzantin, sa superbe iconostase apportée
de Russie éblouit par sa beauté et sa richesse.
Puis vint le temps des exils. Celui tragique
des Russes blancs fuyant leur pays en révolution, fuyant Paris
et ses taxis, pour venir travailler et s’intégrer dans le Béarn.
Ce fut alors le temps de la "joie souffrance". D’autres noms apparaîtront
tout au long du siècle avec les différentes immigrations;
après la guerre pour ceux qui ne voulurent ou ne purent rentrer,
ou plus réjouissante celle des mariages mixtes avec les employés
des grandes compagnies, notamment SNEAP/ELF/Total.
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Eglise Saint Alexandre Nevsky
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Pau ville russe aussi, car depuis plus de trente
ans y est enseignée la langue russe dans deux des principaux
établissements de la ville: "Marguerite de Navarre" et "Louis
Barthou". Tous les deux ans, les élèves se rendent aux
portes de l’Asie et de la Sibérie, à Ekaterinbourg , puis
accueillent leurs correspondants russes.
L'enseignement est dispensé également à l'Université
de Pau, aux étudiants et dans le cadre du Temps Libre .
Pau ville russe encore, car l’Ecole Nationale de Musique entretient
une relation avec le conservatoire Sviridov de Saint-Petersbourg, qu’elle
a accueilli en 2002, 2004 et 2006. C'était au tour des élèves
musiciens et de leurs professeurs de se rendre en 2003 dans la capitale
des Tsars, où ils donnèrent un concert dans le cadre des
festivités du tricentenaire de la ville. Ils y retournèrent
en 2005.
Pau ville russe enfin, car depuis
2003 a lieu au mois de mai le Festival de la culture russe ("Pau ville
russe") devenu un évènement majeur de l'Association mais
aussi de notre cité royale.
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